Une exposition qui vous fait sourire devant des tableaux gonflés comme des ballons
Dès qu’on entre dans la salle d’exposition, ce sont d’abord les expressions des visiteurs qui attirent le regard. Dans un musée, tout le monde a les commissures des lèvres relevées. Les personnages, fruits et instruments des tableaux de Fernando Botero sont tous gonflés comme des ballons, si bien qu’au lieu de paraître difficiles, ils font d’abord sourire. Le maître colombien Botero (1932-2023) est l’artiste qui a créé le « boterisme », une manière de peindre tous les sujets avec un volume exagéré. « Fernando Botero : l’esthétique des formes » se tient du 24 avril au 30 août 2026 dans les salles d’exposition 1, 2 et 3 de la galerie d’art de design Hangaram au Centre des arts de Séoul. Il s’agit d’une grande rétrospective présentée à nouveau en Corée pour la première fois en 11 ans, depuis 2015, et de l’étape finale d’une tournée mondiale passée par Rome, Barcelone et Bakou avant d’arriver à Séoul. En réunissant peintures, dessins et sculptures, l’exposition présente au total 112 œuvres, offrant d’un seul regard quelque 60 ans de trajectoire, depuis la période de formation du style dans les années 1970 jusqu’aux dernières années de l’artiste.
L’exposition est divisée en six sections : « Variations », « Amérique latine », « Religion », « Tauromachie », « Natures mortes » et « Cirque ». Même sans connaissances en histoire de l’art, on la lit facilement, et c’est là toute sa force. Dès la première section, « Variations », qui revisite des chefs-d’œuvre, l’exposition captive : les « Époux Arnolfini » de Jan van Eyck ou les servantes de Velázquez renaissent avec le volume à la manière de Botero. En particulier, « Les servantes d’après Velázquez » a été découvert dans l’atelier de l’artiste après sa mort et est présenté pour la première fois dans cette tournée internationale.


Billets à l’avance, itinéraire : sortie 5 de la station Nambuterminal sur la ligne 3
La première chose que j’aimerais dire à un ami étranger concerne les billets. Le week-end et les jours fériés, il y a beaucoup de monde, donc pour éviter de tourner en rond sur place, il est plus serein de réserver à l’avance. Les billets d’entrée peuvent être achetés sur le site du Centre des arts de Séoul, ainsi que sur NOL Ticket (Interpark), Naver et KakaoTalk Réservation. Les tarifs sont de 23 000 wons pour les adultes, 18 000 wons pour les adolescents, 15 000 wons pour les enfants et 12 000 wons pour les enfants d’âge préscolaire ; l’entrée est gratuite pour les moins de 48 mois. La réservation en ligne est limitée à 10 billets par achat. Les horaires d’ouverture sont de 10 h à 19 h, et le musée est fermé tous les lundis, il faut donc éviter d’y aller ce jour-là.
Le trajet est simple. En sortant de la sortie 5 de la station Nambuterminal (station des Arts de Séoul) sur la ligne 3, il faut compter 5 à 10 minutes de marche. Si vous avez des bagages ou qu’il fait très chaud, vous pouvez prendre le petit bus de quartier vert Seocho 22 juste devant la sortie 5 et descendre après seulement deux arrêts. Depuis la sortie 3 de la station Seocho sur la ligne 2, il faut prendre le petit bus de quartier 11 pendant quatre arrêts, ou bien marcher environ 20 à 25 minutes. Il n’est pas conseillé de venir en voiture. Le week-end et les jours fériés, le parking est presque toujours complet, ce qui rend le stationnement difficile, et des suppléments s’ajoutent aux frais de parking pour les visiteurs de l’exposition.
Le paiement sur place et l’environnement linguistique ne sont pas de grands sujets d’inquiétude pour les visiteurs étrangers. Les tableaux de Botero sont en eux-mêmes très intuitifs, donc même sans lire toutes les explications, on peut pleinement en profiter. Des visites guidées gratuites et des audioguides sont proposés deux fois par jour en semaine, à 11 h et à 13 h. Toutefois, les commentaires étant surtout en coréen, si vous avez besoin d’anglais, il vaut mieux vérifier sur place la disponibilité de l’audioguide. Au bureau d’accueil du premier étage du musée, des fauteuils roulants et des poussettes sont également mis à disposition, ce qui permet de venir sans difficulté avec des personnes âgées ou des enfants.

Des visages différents selon les sections — tauromachie, natures mortes, cirque
Pour parcourir tranquillement les six sections, prévoyez une à deux heures. Dans la section « Amérique latine », les souvenirs de Medellín, ville natale de Botero, et les couleurs caractéristiques de l’Amérique du Sud remplissent l’image. La section « Religion » réinterprète des images religieuses comme la Vierge et les évêques avec des volumes généreux, à la fois joyeux et audacieux. Les séries de « Tauromachie », inspirées de son expérience de jeunesse dans une école de corrida, ainsi que celles de « Cirque », qui dépeignent avec chaleur la vie d’artistes itinérants, montrent bien le regard humain de Botero.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est que Botero ne peignait pas simplement des choses grandes et mignonnes. Dans « La poire » (1976), on voit, sur un côté d’une poire jaune qui remplit la toile, une toute petite trace de morsure. Il joue sur un contraste extrême entre le grand et le petit pour faire ressortir une partie précise. Il existe aussi des œuvres comme « La salle de bain du Vatican », qui, par la différence de taille entre un ecclésiastique allongé dans la baignoire et un clerc inférieur tenant une serviette, tournent subtilement en dérision le pouvoir ; on rit, puis on y repense. La section des natures mortes compte aussi de nombreuses peintures très photogéniques, comme les pastèques ou le triptyque aux fleurs rouges.

Pour éviter un aller-retour inutile, retenez simplement ceci
En gardant quelques points en tête, vous n’aurez pas de mauvaises surprises. En résumé :
- Fermé le lundi — c’est le premier jour à enlever de votre planning.
- Week-end et jours fériés très fréquentés — pour une visite plus tranquille, le matin d’un jour ouvré, juste après l’ouverture, est le plus agréable.
- Réservation en ligne recommandée — même sans rupture de stock, cela réduit l’attente sur place.
- Le métro plutôt que la voiture — le parking est presque plein le week-end.
- Des baskets et peu de bagages — il y a beaucoup d’œuvres, et l’on marche plus longtemps qu’on ne le pense.
L’exposition se poursuit jusqu’à la fin du mois d’août, en plein été ; elle est donc idéale pour passer un moment au frais à l’intérieur quand il fait très chaud dehors. Le Centre des arts de Séoul dispose aussi de vastes espaces extérieurs avec une cour entre les bâtiments et des fontaines, parfaits pour terminer la visite par une promenade.
À qui je la recommande
Je la recommande avec confiance aux amis qui trouvent l’art contemporain difficile et s’éloignent des musées, aux familles cherchant une sortie avec des enfants, ainsi qu’aux couples en quête d’une idée de rendez-vous. Devant les tableaux généreux de Botero, tout le monde finit par sourire au moins une fois. Quand le quotidien manque d’énergie, ne manquez pas cette exposition de retour après 11 ans.
| Élément | Note | Justification |
|---|---|---|
| Accessibilité linguistique | 3.0 | Les œuvres sont intuitives et faciles à apprécier, mais les explications gratuites sont surtout en coréen ; il faut vérifier sur place la disponibilité de l’audioguide en anglais |
| Accessibilité des transports | 4.5 | À 5 à 10 minutes à pied de la sortie 5 de la station Nambuterminal sur la ligne 3, avec correspondance par petit bus de quartier ou navette |
| Services pour visiteurs étrangers | 3.5 | Fauteuils roulants et poussettes disponibles au comptoir d’accueil du premier étage, audioguide en service |
| Expérience culturelle locale | 4.0 | Grande rétrospective Botero après 11 ans, 112 œuvres, l’art latino-américain réuni en un seul lieu |
| Rapport qualité-prix | 3.5 | Pour 23 000 wons, on peut découvrir largement l’univers artistique d’environ 60 ans |
| Propreté / sécurité | 4.0 | Musée géré par le Centre des arts de Séoul, installations bien entretenues, mais forte affluence le week-end |
| Restauration / commodités | 3.5 | Nombreux espaces de repos au sein du Centre des arts de Séoul, avec cafés, cour extérieure et bassin à fontaines ; informations limitées sur la restauration à l’intérieur du musée |
Cet article a été rédigé par la rédaction à partir des annonces officielles et de la couverture des éditions précédentes ; il ne s’agit pas d’un compte rendu de visite sur place. Veuillez vérifier les dates et les tarifs définitifs sur le site officiel.
Détails du festival
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Période du festival4/24/2026 ~ 8/30/2026
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Lieu du festivalSalle d’exposition 1, Salle d’exposition 2, Salle d’exposition 3 du Hangaram Design Museum
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Heures d'ouvertureMar.-Dim. 10:00 - 19:00 (dernière entrée à 18:00)
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TarifsAdultes (à partir de 19 ans) : 23 000 won Adolescents (13 à 18 ans) : 18 000 won Enfants (7 à 12 ans) : 15 000 won Enfants d’âge préscolaire (4 à 6 ans) : 12 000 won Personnes âgées (à partir de 65 ans) : 12 000 won
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TagsFernando Botero L’esthétique des formes exposition artiste plasticien Interpark Ticket
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